Alimentation, Santé et Enfants

 

L’enfant n’est pas un adulte miniature, il a ses propres caractéristiques. Le goût par exemple, est très différemment perçu. Les principales composantes de la saveur (salé, sucré, acide, amer) associées aux différentes textures (croquant, fondant) font que la composition physico-chimique des aliments développe rapidement une conduite hédonique chez l’enfant : « j’aime ou je n’aime pas ».

Bien que l’homme par nature soit omnivore (censé manger de tout), très tôt, de très nettes préférences semblent se manifester.

Ainsi parmi les 20 aliments les plus appréciés de nos jeunes « pouces », il n’existe aucun légume alors que parmi les 20 aliments les plus détestés, il en existe plus de 10 !

On comprend toute la difficulté du combat que mènent les mamans pour diversifier l’alimentation de leur progéniture et veiller à la santé de leurs enfants.

Le goût des aliments ou le goût pour les aliments L’enfant n’a, en principe, naturellement pas envie de diversifier son alimentation. Cette tendance est encore plus marquée chez l’enfant obèse. Rappelons que la proportion d’enfants obèses a quadruplé en trente ans.

Il en découle une alimentation monotone avec une appétence prononcée pour les aliments sucrés ou très nourrissants.

On sait que ces aliments, riches en glucides, sont inducteurs de sécrétion de sérotonine par le cerveau, entraînant, passagèrement, une sensation de bien-être. Ce phénomène, bien connu à présent, peut engendrer de véritables attitudes compulsives chez l’enfant à haut risque psychologique.

Pourtant l’alimentation de l’enfant mérite toute notre attention. On sait en effet que celle-ci va conditionner dans une très large proportion les désordres de la vie adulte.

Les conduites alimentaires de nos enfants jouent un rôle essentiel dans leur développement présent et futur.

Or la plupart des aliments naturellement prisés par l’enfant est à teneur en micro-nutriments quasiment nulle, en ce sens que les féculents, chouchous de nos enfants, sont pauvres en vitamines, minéraux et oligo-éléments.

Quel comble à un âge où les besoins pour construire le corps sont si importants. Et oui, nos enfants aussi sont déficients !

Pour les aider à pousser comme des champignons… Ces déficiences, sont à la base de désordres fréquents tels que : troubles du transit, fatigue, ralentissement du développement staturo-pondéral, baisse des défenses naturelles, troubles du sommeil de l’humeur, allergies…

En pratique, il ne faut surtout pas diaboliser certains aliments, même s’ils s’avèrent peu intéressants sur le plan nutritionnel pour la santé des enfants, mais les intégrer à une alimentation chaque jour un peu plus variée.

Il faut essayer de familiariser les enfants à toutes les catégories d’aliments, y compris les fruits et légumes en évitant tout comportement culpabilisant.

Les chiffres* : Près d’un enfant sur dix consomme des compléments alimentaires au moins une fois dans l'année (Etude INCA 2).

Près de deux tiers des compléments alimentaires sont consommés sous forme de cure, aussi bien par les enfants que les adultes (résultats recueillis par l'Afssa)

La durée annuelle de la prise d'un complément alimentaire est en moyenne de 2 mois et demi chez les enfants.

12 % des enfants consommateurs de compléments alimentaires se révèlent en prendre toute l'année ou presque. (Etude INCA)

Dans 70% des cas, la prescription ou les conseils d'un professionnel de santé détermine l'achat de compléments alimentaires destinés aux enfants.